L'idée me vient de réaliser un Land art il y a 10 ans, alors que je me trouvais en première année des Beaux-Arts. Et après 10 ans d'attente je me lance enfin.

L'art, pour sublimer la nature.

Ce mouvement d'art contemporain est né dans les années 60. Le Land Art utilise exclusivement les matériaux que la nature offre (terre, feuilles, galets, branches, graines...) et l'idée est de créer une oeuvre à partir en ayant comme seul médium, la récolte, dans le lieu où l'on se trouve.
Les premiers Land Art ont été observé dans les paysages arides à l'Ouest américain.
Robert Smithson avec "Earthworks", est le pionnier du mouvement.

spiral jetty Land Art

Andy Goldworthy dont les oeuvres sont incontournables.

Enfant de la terre, ce britannique démarre sa vie dans le monde agricole. Ce labeur forge son point de vue artistique. Plus tard, il comparera la répétition du travail paysan à la conception redondante de ses sculptures : « Une bonne partie de mon travail ressemble à la cueillette des patates ; il faut rentrer dans son rythme. ».

Land Art Andy Goldworthy
Land Art Andy Goldworthy

Nils-Udo dont les oeuvres sont d'une sensibilité rare.

Né en Allemagne, il a d'abord fait des études d'arts graphiques et devient peintre. Puis après une analyse de son travail tourné essentiellement vers la nature, il décide de travailler "à la source". Il apprend donc la photographie en Bavière et commence ses premières oeuvre in situ. 

Land Art Nils-Udo
Land Art Nils-Udo

Land Art : mouvement instinctif

Mon envie de créer à partir de la nature a débuté tout à fait instinctivement dés mon arrivée aux Beaux-Arts. Les premiers ateliers de sculpture m'ont amené clairement à travailler avec des matériaux naturels. Mon professeur de l'époque m'a tout de suite orienté vers l'Arte Povera, il trouvait que j'en étais naturellement inspiré, dans le choix des matières, des couleurs, et des techniques de tissage que j'employais. Difficile de vous montrer plus clairement mon travail, car à l'époque les smartphones n'existaient pas, et je n'ai pu conserver les sculptures réalisées car elles étaient bien trop volumineuses et fragiles pour les déplacer.

arbre arte povera Tiphanie Rose
tipi arte povera Tiphanie Rose

Cet été, l'opportunité de me retrouver dans le Morvan pendant une semaine, pour un évènement KINO (Association/mouvement regroupant des amateurs et des professionnels du domaine du cinéma, dans le but de réaliser des courts métrages dans un laps de temps court, soit une semaine pour celui-là), m'a permis de me reconnecter à l'essence de mes débuts créatifs. Plongée dans cette nature généreuse bourguignonne, l'idée du Land Art c'est imposé à moi.
Cette conception qui a duré une journée, c'est composée en plusieurs temps, d'abord il a fallu que je choisisse un lieu. Pour moi l'idéal était un endroit où l'on pouvait découvrir l'oeuvre de jour comme de nuit, c'est pour cela que j'ai opté pour un emplacement sous un lampion. Puis, la récolte de la matière première au sol : pines de pin, feuilles, baies, branchages, fleurs, et enfin la conception.

L'environnement Kino m'a permis de mettre cette oeuvre en mouvement, grâce au talent de Seb Houis qui a réalisé le film, et de créer un habillage sonore unique grâce à Tib Behagel et Sébastien Mas. Merci à eux !

Je vous présente donc IMPULSE.

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